Pendant mon séjour chez Berner AG, j'ai constaté d'importantes lacunes structurelles et organisationnelles. Les décisions sont prises sans consultation des collaborateurs concernés et les changements se font sans communication transparente. Ainsi, un collaborateur a été soudainement affecté à un autre secteur de l'entreprise, sans consultation préalable ni accord officiel.
Le niveau de direction est surchargé. Au lieu d'agir en tant qu'équipe, chaque secteur travaille de manière isolée et sans stratégie claire. Les décisions sont souvent prises sans orientation claire et la collaboration est marquée par l'incertitude. Les RH ne fournissent pas un soutien suffisant et les demandes des collaborateurs restent sans réponse. Ceux qui s'opposent à de telles évolutions sont souvent marginalisés.
De plus, l'entreprise mise sciemment sur une main-d'œuvre étrangère moins chère, ce qui fait que la part de personnel qualifié suisse est faible. Cela se fait pour des raisons financières, car des salaires plus bas peuvent être versés. La communication interne s'en trouve fortement limitée : une partie du personnel ne parle que le français, tandis que d'autres ne maîtrisent pas cette langue. Cela entraîne des malentendus et complique les processus de travail.
Il n'y a pas de mesures de formation continue ou de possibilités d'évolution ciblées. Les certifications ou les programmes de qualification ne sont pas proposés, ce qui empêche les collaborateurs d'évoluer.
L'infrastructure de travail est également insuffisante. Il n'y a pas de cantine, de sorte que tout le monde doit se nourrir soi-même - ce qui est discutable pour une entreprise de cette taille.
En fin de compte, on a l'impression qu'il s'agit moins de créer un environnement de travail sain que de faire des économies. Le manque de leadership, le manque de clarté des responsabilités et les déficits structurels entraînent une perte de motivation et d'esprit d'équipe et créent un environnement de travail fragmenté.